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Dès qu’un peu de « mycélium pédagogique » fait se rencontrer le désir de praticiens, des groupes se forment.

 Dans les années 1980, René Laffitte, avec d’autres instituteurs, crée un groupe de travail à Béziers : le chamPIgnon. Ce groupe chamPIgnon réunit des enseignants souhaitant échanger autour de leurs pratiques en Pédagogie Institutionnelle.

 

En 1991, René Laffitte propose d’ouvrir un nouveau groupe de travail accueillant tous ceux qui souhaitent démarrer une classe coopérative. Le groupe chamPIdé (ChamPIgnon démarrage) se met en place.

 

Certains suivront parallèlement un cursus de formation sur plusieurs stages AVPI, ainsi qu'une formation d'AR (apprentis-responsables) et de responsables au sein d'AVPI.

 

En avril 2005, le chamPIgnon organise une journée de rencontre à propos de la Pédagogie Institutionnelle. Devant le succès de cette rencontre et la nécessité de se structurer pour son organisation, l’association du champ P.I. est créée.

 

Après le décès de René Laffitte, en 2009, le chamPIgnon continue son chemin pédagogique sur les traces de son fondateur. La publication de monographies et des Dossiers du Champ P.I. ainsi que quatre stages de techniques Freinet pédagogie institutionnelle organisés depuis 2011 en sont le témoignage.

 


 

Disparition de Jacques Pain, le 17 janvier 2021

 

Je me souviens de quelques échanges avec Jacques Pain lors du colloque VPI de 2017. Et puis aussi de son intervention brillante à Montpellier, lors de la soutenance de thèse de l'ami toulousain, David Lopez, qui avait participé avec Frédéric Canac et Aline Anoll aux 1ères rencontres du Champ PI à la Calandreta Falabreguièrs. Après la soutenance, sur les bancs de la fac, au soleil de septembre, nous avions discuté de René Laffitte et de ces temps glorieux et parfois mythiques.

 

Et puis, plus avant, je me souviens de la fois où j'avais été le chercher à l'aéroport de Montpellier, à l’automne 1994. Du même avion, un peu avant lui, était descendue Catherine Pochet, toute étonnée de me voir là (et réciproquement). Quelques mois avant, j’avais participé à un de mes premiers stages de PI dont elle était une des responsables. Elle venait rendre visite à une parente dans la région et n'avait pas vu Jacques Pain dans l'avion.

 

Lorsque Jacques Pain a débarqué et qu'il a vu que je n'avais qu'une pauvre petite Corsa, il a eu un moment de doute (moi aussi). Il faut dire à ceux qui ne le connaissaient pas qu’il avait une carrure assez impressionnante. Finalement, nous sommes arrivés à bon port. C'était à Aniane, au centre Henri Laborde des CEMÉA. Avec quelques hurluberlus, dont Jean-Luc Mana et Francine Pujol du chamPIgnon de Béziers ainsi que quelques autres, nous avions organisé un stage imprégné de PI pour le réseau national Vie Physique Jeux et Sports des CEMÉA. Nous avions accueilli notamment Pierre Parlebas et Jean-Claude Marchal, deux pointures dans le domaine, et avions invité Jacques Pain à faire une conférence.

 

Il avait fait une chouette intervention autour de la violence et ensuite nous l'avions embarqué dans la pratique de jeux sportifs et traditionnels. Il avait été un peu réticent au départ mais après, il nous avait dit combien il était soulagé de voir que de telles pratiques existaient encore au sein de mouvements de l'éducation populaire comme les CEMEA.

 

Son site est une vraie mine. http://www.jacques-pain.fr/jpwp/

 

Jacques Pain était un des praticiens-passeurs de la PI au même titre que René mais dans un autre genre. 

 

D'autres, y compris parmi nous, continuent à pratiquer-et-transmettre cette singulière petite lumière s'obstinant sur un radeau précaire.

 

Richard Lopez