Les chamPIgnons


LE CHAMPIGNON ET L’ASSOCIATION CHAMP P.I.

 

Dès qu’un peu de « mycélium pédagogique » fait se rencontrer le désir de praticiens, des groupes se forment.

Dans les années 1980, René Laffitte, avec d’autres instituteurs, crée un groupe de travail à Béziers : le chamPIgnon.

En 1991, René Laffitte propose d'ouvrir un nouveau groupe de travail accueillant tous ceux qui souhaitent démarrer une classe coopérative. Le groupe chamPIdé (chamPIgnon démarrage) est né.

Par la suite, plusieurs personnes issues de ce groupe rejoindront le ChamPIgnon. Certains ont suivi, ou suivront parallèlement un cursus de formation sur plusieurs stages AVPI, ainsi qu'une formation d'AR (apprentis-responsables) et de responsables au sein d'AVPI.

 

En avril 2005, le chamPIgnon organise à Béziers une journée de rencontres à propos de la Pédagogie Institutionnelle. Devant le succès de cette journée et la nécessité de se structurer pour son organisation, l'association du champ P.I est créée.

 

Après le décès de René Laffitte, au mois de juillet 2009, le chamPIgnon continue son chemin pédagogique sur les traces de son fondateur.

Une première monographie, publiée en mars 2011, la publication des dossiers numéro 1 et numéro 2 en décembre 2011, et trois stages en 2011, 2012 puis en 2014, en sont le témoignage.

 

Le chamPIgnon

C'est un groupe d'élaboration fermé, après la première réunion de l’année.

Lieu de partage de nos pratiques, c'est au chamPIgnon que nous travaillons sur nos classes respectives ou sur nos fonctions, car nous sommes tous sur un terrain (celui de la classe ou un autre).

Lieu d'élaboration

En partageant nos pratiques, il s'agit, comme le disait C.Freinet de « ne pas rester seuls », mais aussi comme le dit F.Oury, de « soulever le capot » de nos classes coopératives, pour interroger ce qu'il s'y passe, comment ça se (s'y) passe, ce qui s'y tisse. Le terrain quotidien de la classe est un terrain difficile, qui interroge. C'est un terrain où des savoirs se construisent, mais aussi où des Sujets existent.

Le chamPIgnon est donc le lieu d’élaboration d’une praxis, c’est-à-dire d'un va et vient permanent entre le terrain et une tentative de parole. Il est ce lieu où s'exerce un « tenir compte » de l’autre, où l'on interroge les phénomènes de transfert, d'identifications, à l'œuvre dans nos classes comme dans tout groupe humain. Il est ce lieu où l'on tente de faire un travail d'écoute en lien avec l'écoute dans la classe. S'entrainer à écouter pour entendre ce qui se dit, pour entendre dire, pour s'entendre dire. Comme en classe, on y accueille le Sujet.

 

Lieu de formation et de transmission

Certains d’entre nous ont été intéressés pour s’exercer à la responsabilité des groupes démarrage. C'est ainsi qu’au sein du groupe chamPIgnon ont été mis en place, réfléchis, modifiés au fil des années, les groupes chamPIdés ; mais aussi d'autres formes de travail comme les week-ends d'écriture, les « zooms », des publications (dans le Mémento et Essais de Pédagogie Institutionnelle), jusqu'à la création de l'association du champ P.I.

 

Les chamPIdés

De 1991 à 2014, deux groupes démarrage ont fonctionné parallèlement au chamPIgnon : le chamPIdé1 et le chamPIdé 2.

 

Le chamPIdé1

C’est un groupe ouvert qui accueille des personnes souhaitant démarrer en P.I. Un lieu où l'on vient chercher des outils pour mettre en place une classe TFPI. C'est un groupe où il est question de techniques, d'institutions, où l'on découvre les différents aspects de la production dans une classe TFPI (la correspondance scolaire, le texte libre, le journal scolaire, les enquêtes-albums, les recherches mathématiques …).

Le chamPIdé2

C'est un groupe fermé, après la première réunion de l’année. Ce groupe accueille des personnes qui ont mis en place la classe TFPI et qui s'interrogent, qui veulent comprendre ce qu'il s'y passe et comment ça se passe .Comment la « machine classe » fait sens.

Questionner les évidences, les représentations, les images, ce que l'on ne comprend pas, ce que l'on croyait savoir ou prenait pour un savoir …

 

Depuis 2014, d’autres groupes de travail ont vu le jour…

Lorsque le mycélium pédagogique se développe, d’autres ChamPIgnons apparaissent, comme cela a été le cas pour le ChamPIgnon de Carcassonne en 2014.

Lorsque les nouveaux rythmes scolaires nous ont imposé de travailler le mercredi matin, nous avons dû renoncer à l’organisation des réunions sur la journée du chamPIgnon et des deux groupes chamPIdé. Nous avons été obligés de réfléchir à une nouvelle organisation et de proposer d’autres formes de travail qui soient au plus près des besoins de chacun.

Le chamPIgnon de Carcassonne s’est donc mis en place en septembre 2014. Ce groupe réunit des enseignants qui démarrent en TFPI ou qui ont déjà une expérience plus ou moins importante, comme en classe où des ceintures de niveaux différents peuvent travailler sur le même tatami. Menant un travail d’élaboration à partir des témoignages de nos pratiques en lien avec un travail d’amorce d’écriture, ce groupe accueille des nouveaux participants à la première réunion de l’année et se réunit six fois dans l’année.

Le chamPIgnon de Pézénas est composé de six participants, dont certains débutent en TFPI.

Un nouveau groupe le CEPE des monts de Lacaune a démarré cette année. Ils sont sept participants et se réunissent une fois par mois.

 

L'association du champP.I.

 

Elle est le support permettant l'organisation et la diffusion du travail qui se fait au chamPIgnon. Elle programme des journées d’écriture où se travaille l’élaboration à partir de textes sur la classe jusqu’à la mise au point de ces écrits (monographies, dossiers techniques) et leur publication dans nos dossiers ou dans des revues telles que « Echos PI ». Elle organise également des journées-rencontres et des stages de formation pour les enseignants qui travaillent avec les TFPI.